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histoire

BREF APERCU DES CONDITIONS DE VIE                                                        

Au Vème siècle  Burgondes et Visigoths s’affrontent dans notre région.

Au VIIème  Des barbares venus du nord pillent notre secteur.

990   Affrontement des armées d’Archambault de Bourbon et de Landherik de Nevers sur nos terres.

1023    La Loire modifie son lit à plusieurs endroits suite à une très grosse crue.

1030    Une famine terrible s’abat sur notre région pendant trois ans, les gens finissent par manger l’herbe dans les champs.

1356  Les compagnies du Prince Noir dévastent le Bourbonnais.

Vers 1360  Les rivalités entre bourbonnais et bourguignons, après l’assassinat de Jean sans peur et le traité de Troyes, sont si grandes qu’une partie des terres beaulonnaises relevant de Bourbon Lancy restent vacantes. Personne ne veut les acheter.

1379,1380,1398 ,1400,1419,1420,1426,1430,1470,1472,1477,1482,1484     Epidémies de peste et famines se succèdent, entrainant une mortalité importante.

1408, 1419, 1426   Hivers très rudes. ( en résumé, tout le XVème siècle est très rude)

Pendant la guerre de Cent ans (1337-1457), les Armagnacs s’affrontent dans notre région avec les Bourguignons. La zone est très dangereuse et les voyageurs, les marchands, préfèrent faire un détour par Moulins plutôt que d’emprunter le grand chemin « de Paris à Avignon » passant dans notre commune (ancienne voie romaine de Decize à Roanne).

1450-1460  Des bandes bourguignonnes pillent Sept Fons et ravages les terres des rives de Loire en deux fois. La sécurité est si précaire pendant quinze ans que le seigneur du Meuble demande et obtient du roi Jean II « lettres de sauvegarde ». Les ducs doivent intervenir pour rétablir l’ordre.

1465- 1475  Antoine de Luxembourg, maréchal de Bourgogne, ravage les terres du Bourbonnais situées en bord de Loire.

Sous Louis XI   Au cours de la guerre du Bien Public, deux compagnies armées séjournent à Beaulon afin de surveiller le passage de la Loire et d’empêcher l’union des forces de Bourgogne et de Bourbon.

1490   Nombreux pillages, grande famine.

1502           Retour de la peste pour plusieurs années.

XVIème   Guerres de religion. Nombreux pillages, des soldats épuisés meurent chez nous, incapable de continuer leur voyage sur la Loire.

1594                La Loire se traverse sur la glace du 24 décembre au 22 janvier.

1641    Grosse crue de Loire. Bien entendu, comme à chaque fois cela se traduit par des pertes de récoltes (foin, paille, grain, fruits,…) Beaucoup de bateaux sont détruits sur les berges. Il y a aussi fréquemment des pertes de bestiaux, voire des pertes humaines.

1647    D’après le récit du curé, plus de 80 personnes sont enterrées en moins d’un mois suite à des maladies.

1660    Grosses gelées, la Loire est prise en une nuit.

1691, 1692    La Loire est à nouveau prise par la glace.

1694        Famine.

Pendant ce  XVIIème siècle, le commerce de la région consiste en la vente des bestiaux, des cochons et du bois à bâtir. Ce dernier est expédié vers Nantes pour construire des bateaux de guerre ou vers Paris pour les charpentes de bâtiments. Des céréales sont aussi vendues quelquefois dans les villes par les marchands fermiers. Le nombre de ces derniers s’accroît au fur et à mesure que les communautés agricoles disparaissent et font place aux métairies.

Comme on l’a déjà vu, la plupart des marchandises transitent par bateaux sur la Loire, ce qui nécessite beaucoup de personnel (constructeurs, « voituriers par eau », haleurs qui tirent les bateaux, baliseurs,  passeurs, « bûcherons de la Loire » qui nettoient le fleuve pendant la période sèche).                           

Les embarcations, souvent très rudimentaires, font parfois naufrage et ne permettent pas les déplacements de nuit. Les équipages savent rarement nager. Pour descendre le fleuve jusqu’à Nantes, il faut au minimum quinze jours (à la force du courant) ; pour revenir, il faut environ cinq mois (force du vent jusqu’à Orléans puis traction humaine ou animale). De plus, la Loire est navigable uniquement si elle n’est ni trop basse, ni trop en crue. Pour éviter ce long retour, les bateaux sont parfois démontés (vendus comme bois de chauffage ou pour la construction d’autres bateaux) et l’équipage rentre à pied. Toutes ces difficultés déboucheront plus tard vers la construction du canal latéral à la Loire (mis en service en 1841).

A cette époque, l’impôt direct perçu par le roi est la « taille », différente de la « taille seigneuriale » déjà expliquée. Elle est fixée par paroisse et répartie par rapport au nombre de foyers (avec souvent des inégalités). En 1683, elle s’élève à 3449 livres à Beaulon. En période de paix, celle-ci peut diminuer. La perception de cet impôt se fait par des habitants de la Paroisse désignés par l’Assemblée des Contribuables.

1700    Le 4 juillet, un terrible orage accompagné de vent et de grêle détruit la plupart des bâtiments et les récoltes d’une vingtaine de paroisses dont la nôtre.

Durant tout le début du XVIIIème : la population est épuisée par la guerre de succession d’Espagne (blocus).

1707   Cue très importante de la Besbre et de la Loire qui atteint l’église de Beaulon. Le fleuve ensable la Grange Sabot et une partie de Pétigny.

1708   Suite à une grande pluviosité, une terrible famine frappe toute la région.

1709   Deux mois  successifs de gros gel et dégel.

            Les 10 et 11 Janvier, la température descend à – 24 et – 26 °C.

            Toutes les récoltes ont gelé, ainsi que les noyers, les autres arbres fruitiers et les vignes

Il y a également de très fortes chutes de neige et de fortes crues de la Loire et de la Besbre. La crue atteint le bourg.

Les conséquences de cette météo font que, dans toute la région, apparaissent :

                                               - disette due au prix excessif des grains

- famine : les gens affamés quittent leur maison, errent et meurent sur les chemins. Les survivants vont jusqu’à manger les cadavres.

                                   - épidémies

Le curé de Beaulon (Deculant) parle de 450 morts dans sa paroisse, suite à la famine mais aussi aux épidémies de fièvre maligne et pourprée.

1714  épizootie bovine

Cette maladie touche toute l’Europe. A Beaulon, l’épidémie commence en Août par les Charlats et les Desbots, pour finir par le bourg en Février 1715.

Les symptômes de cette maladie sont caractérisés par un dégoût de la nourriture puis de l’eau. Les bœufs se mettent ensuite à trembler et respirent difficilement. 19 bœufs sur 20 touchés par la maladie meurent.

Cette épidémie fait à nouveau des ravages de1745 à1747.

En 1745, tout commerce est suspendu pour limiter la propagation de cette épidémie. Ce fléau débouche sur la création de la première école vétérinaire du monde en 1762.

Sur la commune de Beaulon, seule la petite locaterie de Lunié est épargnée par l’épidémie.

Ailleurs, les conséquences sont énormes : plus de lait, plus de beurre, plus de fromage, plus de commerce de cuir, plus de moyens de traction (les chevaux sont rares à cette époque) …

Durant toute cette grande période, rappelons que le sel est indispensable à la conservation des aliments. Comme on l’a déjà vu, la contrebande de sel dans le Bourbonnais est surtout due au fait que l’Allier dépend des départements de grande gabelle, contrairement au reste de l’Auvergne qui dépend de la zone sud, et paye, par conséquent, le sel au tarif minimum. Ainsi, le nord et le centre de la France (dont le Bourbonnais) payent 40 à 60 livres le quintal de sel, contre 10 livres chez les Auvergnats. La contrebande du sel (« faux-saulnage ») consiste principalement à acheminer le sel, acheté dans le sud du département, vers les communes surtaxées. Il existe alors tout un réseau très organisé un peu comparable à celui des passeurs de la ligne de démarcation au temps de la résistance.

Bien entendu, ceci est considéré comme faute lourde, car c’est le roi lui-même qui s’en trouve être la victime.

De 1687 à 1748 (sous Louis XIV et Louis XV), c’est aussi l’époque des galères de Marseille. Rappelons simplement, qu’à cette époque, ces grands bateaux sont symboles de puissance, de richesse et de triomphe des princes de notre pays.

Les rameurs de ces bateaux sont principalement des forçats (mis à part quelques volontaires). Ces « galériens » sont de simples personnes condamnées pour vol (surtout pendant la famine de 1709-1710), des contrebandiers de sel et de tabac, des soldats déserteurs, des protestants, des paysans révoltés ou de simples vagabonds.

En ce qui concerne notre région, une fois interpellés, les condamnés sont d’abord entassés dans les prisons du royaume de Moulins. Ils y sont attachés par le cou à une poutre en chêne (20 hommes par poutre). Jusqu’à 500 hommes peuvent être ainsi attachés dans la même salle (ou plutôt cave). Etant donnée la hauteur à laquelle se trouve la poutre, les hommes ne peuvent ni se coucher, ni s’asseoir, ni se tenir debout.

Ils peuvent alors attendre jusqu’à 6 mois dans cette position (beaucoup y meurent).

Les plus résistants partent à pied, enchaînés les uns aux autres (400 à 500 hommes ensemble) pour rejoindre le port de Marseille.

Pendant le voyage, ils sont souvent dépouillés et frappés par les « gardes de chaîne ».

Seuls les vieillards et les malades peuvent être acheminés par charrette, moyennant finance et épreuve du fouet, pour dissuader les simulateurs. C’est, là encore, la cause de nombreuses pertes humaines.

Fichier:Galère - Pierre Puget 1655.png                                

1718    La Loire est à nouveau gelée.

1733    Crue de Loire pour la Pentecôte, toute la future récolte est détruite.

1740    chutes de grêle répétée dans toute la région et mêmes conséquences.

1744    crue semblable à celle de 1707.

1766, 1767 et 1768    La Loire forme un pont de glace. Les puits gèlent, les animaux meurent, les chênes éclatent.

1769,1770       fortes crues

1771    Grêle, gelées, inondations entrainent une hausse du blé, une famine et une forte mortalité comparables à 1709.

1775    inondation interminable puis sècheresse entraînent à nouveau de mauvaises récoltes.

1776    les arbres fruitiers gèlent à nouveau.

1786, 1788,1789        les voitures passent la Loire à pont de glace.( -30° à Moulins) A chaque décrues beaucoup de bateaux sont fracassés par les blocs de glace. Tous les arbres fruitiers, la vigne sont à nouveau détruits.

1792  Des soldats du Puy de Dôme traversent notre commune pour se rendre sur le front suite à la déclaration de guerre à l’Autriche.

Des prisonniers de guerre, surtout espagnols, sont amenés dans notre secteur. Atteints du Typhus, ils contaminent les personnes qui leurs viennent en aide. Ainsi meure Mme Bayon âgée de 27 ans.

Durant tout ce XVIIIème siècle, la moyenne d’âge ne dépasse pas 25 ans. Le climat très humide entraine des épidémies (flux de sang, etc…).

 

 

 

 

 

   

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