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AUTRES DATES DU XIXe ET XXe SIECLES                                                      

1795    fortes gelées.


1834 : En cette année est fondée l'école des filles, tenue et dirigée par les soeurs de Saint Joseph de Lyon. Cette école devient très prospère et on lui adjoint, par la suite, un pensionnat qui recueille jusqu'à 45 internes. Cette école est la seule école de filles dans la paroisse jusqu'en 1886.


1846    Grosse crue de Loire (7m30 au pont-canal de Digoin). Sur la commune de Garnat, elle creuse le gour au Ruisseau de Mont traversé depuis par notre ruisseau du Montat (.le pont en pierre date de ce moment). Une partie du mur de la clôture de l’abbaye est arraché par le courant.

1853  Sortie des plans géométriques de toute la vallée de la Loire appelés «cartes de la Loire ». On retrouve encore la plupart des bornes repères ou « bornes de triangulation », installées à cet effet, de chaque côté de la vallée. A Beaulon, la plus connue est celle qui se situe vers la ferme de l’Hôpitaux, au bord de la route. On en voit aussi une sur la levée du canal à la limite de la commune de Garnat, deux dans la traversée les Droyers et une au carrefour des Henrys. Trois ont disparu, une à l’intersection entre le chemin de Varenne et la D15, et deux situées de chaque côté de l’entrée de l’ancien pont du Fourneau. Les bornes kilométriques du canal et le clocher de l’ancienne église servent aussi de repères. Sur ces cartes, on voit également l’emplacement de « signaux » dont j’ignore le rôle exact.

Les limites de la crue de 1846 sont matérialisées par la courbe (rajoutée à la main) en pointillés bleus.

 

                                  

 

1856, 1866     Nouvelles crues. Pour donner une idée de l’importance de ces crues, le niveau d’eau pouvait atteindre un mètre dans les maisons tout juste inquiétées par nos dernières crues de 2003 et 2008. Les relevés de niveau d’eau au pont canal de Digoin le confirment :

                                                                                                                         1846-7m30

                                                                                                                         1856-5m90

                                                                                                                         1866-6m45

                                                                                                                          2003- 5m

 
1871 : Mr et Mme Bayon, ainsi que Mr et Mme Rogier, à l'époque de la terrible guerre franco-allemande, font le voeu d'élever une statue de St Joseph si les prussiens n'envahissent pas le territoire de la commune de Beaulon et si  Mr Louis Bayon et Mr Joseph Rogier reviennent sains et saufs des opérations de la guerre auxquelles ils ont été convoqués, comme tous les hommes de leur âge. St Joseph exauce leur double demande. C'est pourquoi Mr Bayon fait dresser une statue de St Joseph sur les hauteurs de la Curesse et Mr Rogier à l'extrémité du champ de foire, à l'angle des routes de Bourbon Lancy et de Jomesson où l'on peut toujours les voir.

   


1871 : Cette année, Mr Victor Rogier est devancé par Mr le docteur Desvernois aux élections municipales.

1874 : découverte dans les terres du domaine des Bessais, d'un trésor, dont la valeur, dit-on, était considérable.
Mr Desvernois est élu maire.

1877 : l’instituteur obtient une réponse favorable à sa demande d’un maitre adjoint pour exercer la surveillance de sa classe de plus de cent élèves de l’école des garçons.

1878 : Cette même année, le conseil municipal envisage de rendre payants les emplacements aux deux foires très renommées de notre commune (6 février et 8 avril). L’argent récolté servira à accuser une partie du déficit budgétaire provoqué par la construction de la nouvelle église et de la nouvelle maison d’école. Afin d’écouler les produits devenus plus nombreux avec le développement de l’agriculture, le conseil demande aussi l’autorisation d’organiser trois nouvelles foires. Elles seront fixées les 17 mars, 16 août et 15 octobre.

Les places seront finalement affermées pour trois ans, renouvelable, pour les foires de février, mars et avril.

1879 : de grandes fêtes ont lieu à Beaulon, comme partout d'ailleurs, le 8 Décembre, à l'occasion des noces d'argent de la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception.

Notre commune compte 2342 habitants.

Hiver 79-80 : Très gros froid (jusqu’à – 27°). La Loire se traverse  sur la glace. On tranche le pain à la hache.  Les gens les plus pauvres demandent de l’aide. Des distributions de bons de pain sont mises en place. Au dégel les blocs de glaces forment un barrage sous le pont du Fourneau. Une compagnie du génie intervient pour éclater ce bloc de glaçons à la dynamite.

A cette époque, notre commune compte de nombreux ménages de journaliers. Ceux-ci survivent en effectuant des travaux différents en fonction des saisons :

- en été : travail dans les champs pour un salaire compris entre 1,50 et 2 francs par jour

- en hiver : terrassement, curage de fossés, coupe de bois, … pour un salaire compris entre 0,75 et 1,25 francs par jour.

La pratique de la culture des « patates à moitié » est courante (un propriétaire fournit la terre en échange de la moitié de récolte, cultivée entièrement par le journalier).

 

Dans le même temps, un instituteur gagne 200 francs par an et un hectare de terre vaut entre 2000 et 3000 francs.

1881 : 160 demandes d’inscriptions à l’école de Garçon.

1882 : on oublie le projet d’agrandissement de l’école et on envisage la construction d’une école « de hameau » aux Turiers.

1883 : le 13 mai, mort de Mr Louis Bayon, conseiller général du canton de Chevagnes, décédé au château de Beaulon, à l'âge de 43 ans. Doué d'un caractère doux et affable, grand bienfaiteur du pays, très généreux pour les pauvres, il est vivement regretté de tous.  Mr le Baron de la Brousse (de St Martin des Lais)  lui succède comme conseiller général du canton.

1884 : Mr Rogier passe avec toute sa liste contre celle de Mr Desvernois.

Cours d’adultes gratuits mis en place pour les illettrés.

1886 : c'est en cette année que l'on impose à la commune une école laïque, avec la neutralité de l'enseignement et que l'école des soeurs cesse d'être communale.

Création d’un bureau de poste et télégraphe. Le courrier sera acheminé par les gares de Dompierre et Moulins, y compris les dimanches et jours fériés. Bientôt, des boites aux lettres seront placées sur la place publique et aux Turiers.

Suite à l’augmentation de la population et au besoin croissant en marchandises diverses, on met en place un marché hebdomadaire, le mardi.

5 réverbères sont installés, puis bientôt, trois autres, sur la place et devant la mairie. Apparemment cet éclairage n’est utilisé que certains jours de l’année et il est « loué » à l’ « entrepreneur » Jean-Baptiste Grimaud, serrurier.

Hivers 1887-1888 et 1888-1889 très rudes, grande misère dans la commune. On délivre des bons de pain, lard et charbon.

1888 : le conseil refuse de construire une école aux Turiers, par manque d’argent, et préfère agrandir celle du bourg dès qu’il le pourra.

1889 : Le 3 décembre de la même année ont lieu les funérailles de Soeur Fébronie, de la congrégation de St Joseph de Lyon, qui était chargée de la pharmacie de Beaulon et de la visite des malades.

1890 : 2554 habitants, 59 filles inscrites à l’école.

Le 16 août, date de la fête des bouviers, étant considéré comme férié, on demande de ramener la date de la foire au 12.

1891 : création d’une deuxième classe de filles.


1892 : Mr Desvernois est nommé maire.

200 élèves scolarisés.

Création du premier caniveau sur la place pour permettre à l’eau de s’écouler vers l’Engièvre.

1893 : Agrandissement de l’école des Garçons.

1894 : achat d’une bascule d’une valeur de 1400 francs. Elle sera placée sur  le champ de foire aux porcs. La foire aux volailles, jusqu’alors tenue sur la place de l’église, est déplacée vers l’ancien foirail aux cochons.

1895 : fondation par Mme Bayon d'une école de garçons tenue par les frères maristes. Après beaucoup de tracasseries, de difficultés déloyalement suscitées par Mr Desvernois, l'autorisation d'ouvrir cette école est enfin accordée en janvier 1896.

1896 : en cette année est organisée à Beaulon une fanfare dont les instruments de musique sont achetés à l'ancienne fanfare du collège d'Yzeure tenue par les Pères Jésuites. (Le Joyeux Rappel ne verra le jour qu’en 1935).
Aux élections municipales, Mr Rogier revient, pour longtemps cette fois, avec toute sa liste.

1897 : la Loire menace le chemin de Jomesson (entre l’Oyasse et Jomesson).

1898 : les grandes manoeuvres de corps d'armée du Centre ont lieu dans l''arrondissement de Moulins. Dans le courant de Septembre, Beaulon doit loger divers régiments d'infanterie, cavalerie et artillerie pendant une quinzaine de jours.

1899 : Le jour de la St Martin meurt, à l'âge de 75 ans, Mr le Dr Desvernois, conseiller général de Chevagnes. Il est frappé de congestion dans un champ voisin de sa demeure, où il est trouvé sans connaissance. Transporté chez lui, au Meuble, il y meurt quelques heures après. Il est enterré civilement dans un caveau qu'il s'était fait construire dans son propre jardin.

1900 : on commence à parler d’un réseau téléphonique départemental.

A la demande des habitants du hameau, une fête aura lieu chaque années aux Turiers, le dimanche le plus rapproché du 29 septembre (Saint Michel).

Au 31 Décembre de cette année, par permission générale donnée par le pape Léon XIII, on chante une messe de minuit à l'heure du passage du XIXe au XXe siècle (la même permission avait été donnée l'année précédente, vu le doute émis au sujet de la fin réelle du siècle mais les habitants de Beaulon pensaient, en plus grand nombre, que le siècle finissait avec l'année 1900 !)

1901 : Mr Rogier, maire de Beaulon, est élu conseiller général.

1902 : mariage de Melle Paule Bayon avec Mr le capitaine-comte de Monspey, fils de Mr le Marquis de Monspey, colonnel du 25e Dragons à Angers et de Mme la Marquise, née de Sinéty.

1903 : le 23 mars, les religieuses de St Joseph de Lyon qui tiennent l'école libre et un pensionnat, qui accueille jusqu'à 45 jeunes filles, reçoivent une notification du ministre de l'intérieur de l'ordre de fermeture de leur école et du pensionnat ; le délai d'un mois seulement leur est accordé. Le même décret de fermeture est notifié, quelques jours après, le 13 Avril, aux frères maristes, qui tiennent l'école catholique de garçons.
Après le départ des religieuses, la commune cherche des institutrices laïques, qui puissent tenir l'école libre de filles. Une famille leur est indiquée à Moutiers en Savoie. Il s'agit de Melles Dupraz. L'autorisation d'ouverture est accordée par le Conseil Académique après différentes difficultés et péripéties et l'école est définitivement ouverte dans la courant octobre. Melles Dupraz peuvent compter, dans leurs 3 classes, 80 enfants.


1904 : Mr Ducarouge, maréchal, ayant acheté de vieilles maisons qui faisaient suite à la sienne, en face de la croix de la place publique, les fait démolir et remplacer par une belle maison. En creusant les fondations et les caves, on découvre beaucoup d'ossements humains qui indiquent qu'elles se trouvent sur l'emplacement de l'ancien cimetière.
Cette même année, on trouve une vieille médaille romaine à l'effigie de Septime-Sévère (empereur romain de 193 à 211) dans l'ancienne nécropole gallo-romaine qui se trouvait dans le champ qui est au-dessous du parc de Mme Bayon, sur la route de Thiel à droite (domaine de l'Hôpital).

Souscription publique en vue de l’achat d’une pompe à incendie pour la commune. 561 francs sont collectés. La commune achète finalement une pompe foulante n°14, de 9 cm de diamètre (modèle « ville de Paris), d’une valeur de 690 francs.

En cette année le conseil municipal doit renouveler les fermes des foires. Voici l’extrait du compte rendu de la réunion du 30 novembre :

1907 : installation de caniveaux dans la rue du Meuble.

Le 8 Octobre, le vent déchaîné en véritable tempête souffle avec une violence inouïe une partie de la matinée.
Le 11 Octobre, il y a une très forte crue de la Loire et de la Besbre. L'eau dépasse la statue de St Joseph, le champ de foire est inondé. Huit jours plus tard, le 18 Octobre, il y a une nouvelle crue plus forte d'environ 30 cm
(6m25 à Digoin).
Le pont situé au niveau de la Voûte, sur le chemin vicinal de Beaulon au Fourneau, est emporté. Ce pont est provisoirement remplacé par une structure en bois pour permettre aux 150 habitants du hameau de Jomesson de circuler. Ce pont est également utilisé par les voitures des entrepreneurs qui transportent le caillou extrait de la Loire, au niveau de l’Oyasse, et destiné à entretenir les chemins communaux.

Depuis, les plus gros relevés constatés sont :

                                               - en 1943 : 5m25 à Digoin

                                               - en 1951 :

                                               - en 1968 :

                                               - en 1976 : 6 m 65 à Gilly

                                               - en 1977 : 6 m 20 et 5 m 95 à Gilly

                                               - en 1983 : 6 m 85 à Gilly

                                               - en 1986 : 5 m 60 à Gilly

                                               - en 2003 et 2008 : 4 m 90 à Digoin, 6 m 90 à Gilly

1909 : La commune verse 259 francs pour l’installation de la première ligne téléphonique communale, coût calculé proportionnellement à la population.

On décide d’abattre les 135 peupliers de la rue du champ de foire (future rue des Aubrelles), certains menaçant de tomber. Une partie de l’argent obtenu servira à planter d’autres arbres.

Le dimanche 17 Septembre, une animation inaccoutumée transforme le bourg. C'est « le jour des hommes" du canton de Chevagnes à l''occasion du Congrés Eucharistique, présidé par Mgr Lobbedey, évêque de Moulins.
En Décembre est fait le trottoir devant l'épicerie Ducarouge jusqu'à la boulangerie Melin.

1910 : première inspection médicale à l’école.

C'est le 1er Décembre que le téléphone commence de fonctionner à Beaulon.

1911 : le recensement du 5 Mars donne, pour Beaulon, les résultats suivants : 485 maisons, 620 ménages, 2294 habitants résidants et 74 de passage.
Le Conseil Municipal décide d’augmenter l’allocation mensuelle nécessaire à l’entretien à domicile des vieillards infirmes ou incurables, dénués de toute ressource. Cette aide, jusqu’alors fixée à 8 francs par mois, passe à 12 francs par mois (6 francs de nourriture, 2 francs de logement, 2 francs de vêtements et 2 francs de chauffage).

1912 : construction d’un perré et d’un lavoir à la rivière Engièvre et réparation de l’ancien lavoir.

1913 : installation de trois nouveaux réverbères, devant l’église, rue du Petit Fan et devant la nouvelle poste comme le montre cette photo ancienne.

Déplacement de la boite aux lettres de la place au carrefour des rues du Meuble et du Petit Fan.

Le tarif des fossoyeurs s’élève à 5 francs par fosse pour une personne âgée de plus de 12 ans, 4 francs pour un moins de 12 ans et 3 francs pour un indigent. Une exhumation vaut 10 francs.

Août 1924 : établissement d’un marché pour écouler les petits produits agricoles. Il se tiendra sur la place des volailles le 2e jeudi de chaque mois.

Cette même année, l’école publique des garçons compte 70 élèves.

1925 : installation de la 1ère borne distributrice d’essence sur notre commune.

Electrification de la commune.

1942 : fondation de la troupe du « Hérisson ». Il existait déjà, avant la guerre, d’autres troupes théâtrales, mais elles n’étaient composées que d’hommes ou que de femmes. Les créateurs du « Hérisson » abolissent cette séparation et créent une troupe mixte.

 

 

 

 

 

   

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