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AUTRES DATES DU XIXe ET XXe SIECLES 1795 fortes gelées.
1853 Sortie des plans géométriques de toute la vallée de la Loire appelés «cartes de la Loire ». On retrouve encore la plupart des bornes repères ou « bornes de triangulation », installées à cet effet, de chaque côté de la vallée. A Beaulon, la plus connue est celle qui se situe vers la ferme de l’Hôpitaux, au bord de la route. On en voit aussi une sur la levée du canal à la limite de la commune de Garnat, deux dans la traversée les Droyers et une au carrefour des Henrys. Trois ont disparu, une à l’intersection entre le chemin de Varenne et la D15, et deux situées de chaque côté de l’entrée de l’ancien pont du Fourneau. Les bornes kilométriques du canal et le clocher de l’ancienne église servent aussi de repères. Sur ces cartes, on voit également l’emplacement de « signaux » dont j’ignore le rôle exact. Les limites de la crue de 1846 sont matérialisées par la courbe (rajoutée à la main) en pointillés bleus.
1856, 1866 Nouvelles crues. Pour donner une idée de l’importance de ces crues, le niveau d’eau pouvait atteindre un mètre dans les maisons tout juste inquiétées par nos dernières crues de 2003 et 2008. Les relevés de niveau d’eau au pont canal de Digoin le confirment : 1846-7m30 1856-5m90 1866-6m45 2003- 5m
1878 : Cette même année, le conseil municipal envisage de rendre payants les emplacements aux deux foires très renommées de notre commune (6 février et 8 avril). L’argent récolté servira à accuser une partie du déficit budgétaire provoqué par la construction de la nouvelle église et de la nouvelle maison d’école. Afin d’écouler les produits devenus plus nombreux avec le développement de l’agriculture, le conseil demande aussi l’autorisation d’organiser trois nouvelles foires. Elles seront fixées les 17 mars, 16 août et 15 octobre. Les places seront finalement affermées pour trois ans, renouvelable, pour les foires de février, mars et avril. 1879 : de grandes fêtes ont lieu à Beaulon, comme partout d'ailleurs, le 8 Décembre, à l'occasion des noces d'argent de la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception. Notre commune compte 2342 habitants. Hiver 79-80 : Très gros froid (jusqu’à – 27°). La Loire se traverse sur la glace. On tranche le pain à la hache. Les gens les plus pauvres demandent de l’aide. Des distributions de bons de pain sont mises en place. Au dégel les blocs de glaces forment un barrage sous le pont du Fourneau. Une compagnie du génie intervient pour éclater ce bloc de glaçons à la dynamite. A cette époque, notre commune compte de nombreux ménages de journaliers. Ceux-ci survivent en effectuant des travaux différents en fonction des saisons : - en été : travail dans les champs pour un salaire compris entre 1,50 et 2 francs par jour - en hiver : terrassement, curage de fossés, coupe de bois, … pour un salaire compris entre 0,75 et 1,25 francs par jour. La pratique de la culture des « patates à moitié » est courante (un propriétaire fournit la terre en échange de la moitié de récolte, cultivée entièrement par le journalier).
Dans le même temps, un instituteur gagne 200 francs par an et un hectare de terre vaut entre 2000 et 3000 francs. 1881 : 160 demandes d’inscriptions à l’école de Garçon. 1882 : on oublie le projet d’agrandissement de l’école et on envisage la construction d’une école « de hameau » aux Turiers. 1883
: le 13 mai, mort de Mr Louis
Bayon, conseiller général du canton de Chevagnes, décédé au château de Beaulon,
à l'âge de 43 ans. Doué d'un caractère doux et affable, grand bienfaiteur du
pays, très généreux pour les pauvres, il est vivement regretté de tous. Mr le
Baron de la Brousse (de St Martin des Lais) lui succède comme conseiller
général du canton. Cours d’adultes gratuits mis en place pour les illettrés. 1886 : c'est en cette année que l'on impose à la commune une école laïque, avec la neutralité de l'enseignement et que l'école des soeurs cesse d'être communale. Création d’un bureau de poste et télégraphe. Le courrier sera acheminé par les gares de Dompierre et Moulins, y compris les dimanches et jours fériés. Bientôt, des boites aux lettres seront placées sur la place publique et aux Turiers. Suite à l’augmentation de la population et au besoin croissant en marchandises diverses, on met en place un marché hebdomadaire, le mardi. 5 réverbères sont installés, puis bientôt, trois autres, sur la place et devant la mairie. Apparemment cet éclairage n’est utilisé que certains jours de l’année et il est « loué » à l’ « entrepreneur » Jean-Baptiste Grimaud, serrurier. Hivers 1887-1888 et 1888-1889 très rudes, grande misère dans la commune. On délivre des bons de pain, lard et charbon. 1888 : le conseil refuse de construire une école aux Turiers, par manque d’argent, et préfère agrandir celle du bourg dès qu’il le pourra. 1889 : Le 3 décembre de la même année ont lieu les funérailles de Soeur Fébronie, de la congrégation de St Joseph de Lyon, qui était chargée de la pharmacie de Beaulon et de la visite des malades. 1890 : 2554 habitants, 59 filles inscrites à l’école. Le 16 août, date de la fête des bouviers, étant considéré comme férié, on demande de ramener la date de la foire au 12. 1891 : création d’une deuxième classe de filles.
200 élèves scolarisés. Création du
premier caniveau sur la place pour permettre à l’eau de s’écouler vers l’Engièvre. 1894 :
achat d’une bascule d’une valeur de 1400 francs. Elle sera placée sur le champ
de foire aux porcs. La foire aux volailles, jusqu’alors tenue sur la place de
l’église, est déplacée vers l’ancien foirail aux cochons. 1897 :
la Loire menace le chemin de Jomesson (entre l’Oyasse et Jomesson). A la demande des habitants du hameau, une fête aura lieu chaque années aux Turiers, le dimanche le plus rapproché du 29 septembre (Saint Michel). Au 31 Décembre
de cette année, par permission générale donnée par le pape Léon XIII, on chante
une messe de minuit à l'heure du passage du XIXe au XXe siècle (la même
permission avait été donnée l'année précédente, vu le doute émis au sujet de la
fin réelle du siècle mais les habitants de Beaulon pensaient, en plus grand
nombre, que le siècle finissait avec l'année 1900 !) 1902
: mariage de Melle Paule Bayon avec Mr le capitaine-comte de Monspey, fils de Mr
le Marquis de Monspey, colonnel du 25e Dragons à Angers et de Mme la Marquise,
née de Sinéty.
Souscription publique en vue de l’achat d’une pompe à incendie pour la commune. 561 francs sont collectés. La commune achète finalement une pompe foulante n°14, de 9 cm de diamètre (modèle « ville de Paris), d’une valeur de 690 francs. En cette année
le conseil municipal doit renouveler les fermes des foires. Voici l’extrait du
compte rendu de la réunion du 30 novembre :
1907 : installation de caniveaux dans la rue du Meuble. Le 8 Octobre, le
vent déchaîné en véritable tempête souffle avec une violence inouïe une partie
de la matinée.
Depuis, les plus gros relevés constatés sont : - en 1943 : 5m25 à Digoin - en 1951 : - en 1968 : - en 1976 : 6 m 65 à Gilly - en 1977 : 6 m 20 et 5 m 95 à Gilly - en 1983 : 6 m 85 à Gilly - en 1986 : 5 m 60 à Gilly - en 2003 et 2008 : 4 m 90 à Digoin, 6 m 90 à Gilly 1909 : La commune verse 259 francs pour l’installation de la première ligne téléphonique communale, coût calculé proportionnellement à la population. On décide d’abattre les 135 peupliers de la rue du champ de foire (future rue des Aubrelles), certains menaçant de tomber. Une partie de l’argent obtenu servira à planter d’autres arbres. Le dimanche 17
Septembre, une animation inaccoutumée transforme le bourg. C'est « le jour des
hommes" du canton de Chevagnes à l''occasion du Congrés Eucharistique, présidé
par Mgr Lobbedey, évêque de Moulins.
C'est le 1er Décembre que le téléphone commence de
fonctionner à Beaulon. 1912 : construction d’un perré et d’un lavoir à la rivière Engièvre et réparation de l’ancien lavoir. 1913 : installation de trois nouveaux réverbères, devant l’église, rue du Petit Fan et devant la nouvelle poste comme le montre cette photo ancienne.
Déplacement de la boite aux lettres de la place au carrefour des rues du Meuble et du Petit Fan. Le tarif des fossoyeurs s’élève à 5 francs par fosse pour une personne âgée de plus de 12 ans, 4 francs pour un moins de 12 ans et 3 francs pour un indigent. Une exhumation vaut 10 francs. Août 1924 : établissement d’un marché pour écouler les petits produits agricoles. Il se tiendra sur la place des volailles le 2e jeudi de chaque mois. Cette même année, l’école publique des garçons compte 70 élèves. 1925 : installation de la 1ère borne distributrice d’essence sur notre commune. Electrification de la commune. 1942 : fondation de la troupe du « Hérisson ». Il existait déjà, avant la guerre, d’autres troupes théâtrales, mais elles n’étaient composées que d’hommes ou que de femmes. Les créateurs du « Hérisson » abolissent cette séparation et créent une troupe mixte.
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